Guide

Choisir un logiciel d’anonymisation.

Tous les outils promettent de masquer les données personnelles. Ce qui les distingue se voit à sept questions, qu’on peut poser à n’importe lequel, Anoni compris.

Mis à jour le 29 octobre 2026

Où vont les fichiers ?

C’est la première question, parce qu’elle décide des autres. Un service en ligne reçoit vos documents sur ses serveurs pour les anonymiser : c’est déjà un transfert de données personnelles, avec un contrat, une durée de conservation, parfois un pays tiers. Un logiciel local traite le fichier sur votre poste. Demandez où tourne la détection, pas seulement où sont stockés les résultats.

Que détecte-t-il, en français ?

Beaucoup d’outils sont pensés pour l’anglais. Un NIR, un SIRET, une adresse « 12 bis rue des Lilas », un nom précédé de « Maître » ou de « Madame » demandent des règles faites pour le français. Demandez la liste des catégories détectées, et des résultats mesurés sur des documents français.

Lit-il vos formats ?

PDF avec texte, PDF scanné, Word, Excel, images, e-mails, fichiers de données. Un outil qui ne lit pas les scans laisse passer une bonne part des pièces réelles : courriers reçus, actes signés, documents anciens.

Réversible ou définitif ?

Ce sont deux besoins. Pour envoyer un document à une IA et lire sa réponse, il faut des pseudonymes qu’on peut décoder. Pour publier ou transmettre une pièce, il faut un caviardage définitif. Un bon outil fait les deux, et dit clairement lequel il applique.

Supprime-t-il vraiment ?

Un caviardage qui laisse le texte sous la barre, ou le nom de l’auteur dans les propriétés du fichier, n’en est pas un. Faites le test : caviardez un PDF, essayez d’en copier le texte, puis ouvrez ses propriétés.

Dit-il ce qu’il n’a pas fait ?

Un outil honnête relit ce qu’il produit et signale ses limites : une page illisible, un modèle qui n’a pas tourné, des indices qui permettent encore de reconnaître quelqu’un. Méfiez-vous d’un « 100 % anonymisé » sans détail.

Combien, et pour qui ?

Prix par poste ou par document, limite de pages, licence pour un cabinet entier. Regardez aussi ce qu’il faut installer : une application locale demande une installation, un service en ligne non. C’est le vrai prix de la confidentialité.

Où se place Anoni.

Anoni est un logiciel local pour macOS, Windows et Linux. Il détecte les données personnelles des documents français : PDF, scans, Word, Excel, images, e-mails, et fichiers de données (CSV, SQLite, dump SQL). Il caviarde ou pseudonymise avec un coffre chiffré, relit les fichiers qu’il écrit et signale le risque de réidentification. Il a une version gratuite et une version Pro. Il ne rend pas un document anonyme à votre place : il réduit ce qui sort, et il dit ce qu’il n’a pas fait.

Questions fréquentes

Un logiciel gratuit suffit-il ?

Pour beaucoup de documents, oui. La version gratuite d’Anoni fait le parcours complet. Pro retire notamment le filigrane « anoni.dev » des PDF caviardés et la limite de 1 000 lignes par table.

Peut-on simplement demander à une IA d’anonymiser ?

Pas sans lui envoyer d’abord les données qu’on veut protéger. C’est tout le problème : l’anonymisation doit avoir lieu avant l’envoi.

Un outil en ligne peut-il être conforme au RGPD ?

Oui, avec un contrat de sous-traitance et des garanties. Mais chaque document anonymisé passe d’abord par lui. Un outil local supprime cette étape.

Les chiffres sont dans le banc d’essai et le comparatif. Voir aussi local ou cloud, peut-on demander à une IA d’anonymiser et les autres guides.