Anoni

Guide · Avocats

Secret professionnel et IA générative.

Le CNB recommande de masquer les données identifiantes avant tout outil d’IA. Anoni le fait sur votre poste, avant que le prompt ne parte.

Un prompt peut trahir le secret.

Coller un dossier, des conclusions ou un mail dans une IA en ligne, c’est transmettre les données à un tiers. Des noms, une adresse, un numéro de dossier. Pour un avocat, c’est le secret professionnel qui sort du cabinet. La CNIL le rappelle : coller des données dans un prompt revient à les transférer au fournisseur du modèle.

Ce que recommande le CNB.

En mars 2026, le Conseil National des Barreaux a adopté un guide sur la déontologie et l’intelligence artificielle. Il relie l’usage de l’IA au secret professionnel, au RGPD et à la prudence. Et il recommande de pseudonymiser ou d’anonymiser les données identifiantes avant tout outil d’IA. Remplacer les noms et les références par des codes neutres, avant l’envoi. C’est une recommandation déontologique, pas une interdiction de la loi. Mais elle vient de votre institution.

Anonymisation, pseudonymisation : la nuance compte.

La CNIL distingue les deux. L’anonymisation est irréversible : la donnée ne permet plus d’identifier personne, et elle sort du RGPD. La pseudonymisation remplace les identifiants par des codes, mais reste réversible : c’est toujours une donnée personnelle. Masquer un nom avant un prompt relève de la pseudonymisation. C’est le garde-fou attendu. Anoni ne vous fait pas sortir du RGPD. Il réduit ce qui part, à la source.

Comment Anoni l’applique.

Anoni masque les données personnelles sur votre poste, avant l’envoi. « Anoni partout » va plus loin. Un raccourci clavier, Cmd+Maj+A, anonymise le texte de votre presse-papiers. Vous copiez un passage, vous lancez Anoni, vous collez la version masquée dans l’IA. Le sens reste, les identités non. Et la réponse de l’IA se ré-identifie chez vous.

Pourquoi le local change tout.

Anonymiser chez un tiers déplace seulement le risque. Le texte part quand même sur un serveur. Anoni traite sur la machine. Après le premier téléchargement du moteur, rien ne sort. La correspondance vers vos vraies données reste dans un coffre chiffré en AES-256-GCM, derrière votre phrase secrète, pour la réversibilité.

Les limites, honnêtement.

La détection automatique aide. Elle ne relit pas à votre place. Sur une pièce sensible, vérifiez avant l’envoi. L’outil aide, il ne décide pas. Le secret professionnel reste votre responsabilité.

Ces repères suivent le guide du CNB sur la déontologie et l’IA (mars 2026) et les recommandations IA et RGPD de la CNIL. Pour aller plus loin : Anoni pour les avocats, la différence entre pseudonymisation et caviardage, et le guide pas à pas pour anonymiser avant l’IA. Téléchargez Anoni pour l’essayer.